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Lundi 23 juin 2008

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Dimanche 15 juin 2008

Le diacre François de Pâris mourut à Paris le 1er mai 1727 à l’âge de 30 ans. A sa mort de nombreux miracles eurent lieu sur sa tombe au cimetière Saint-Médard. Né dans une famille de parlementaire, il se destina au sacerdoce. Aussi, il suivit des études ecclésiastiques au séminaire de l’Oratoire et de France, et fut ordonné diacre. Refusant de se soumettre à la bulle Unigenitus et de signer le fameux « formulaire » il ne put avoir accès à une charge curiale. Il se retira alors dans une simple maison de Paris, où il mena une vie de prière, de pénitence, et conformément à la tradition apostolique, de travail.

Les miracles survenus à sa mort s’accompagnèrent chez les personnes du sexe de « convulsions », lesquelles manifestations  servirent bientôt de prétexte pour interdire toute manifestation de piété autour de ce culte « janséniste » naissant. Cependant la dévotion au Diacre François de Pâris devait se poursuivre dans les milieux attachés à Port-Royal.

 

Les prières suivantes sont extraites d’un Manuel des Pèlerins de Port-Royal des Champs. L’antienne est précédée du psaume Miserere lui aussi présenté en langue latine et en langue vernaculaire.

 

   

Pour aller plus loin :

- Abbé Guettée, Histoire de l’Eglise de France, t. XII, 1856, p.12-19.

- Manuel des Pèlerins de Port-Royal des Champs, 1767, p. 72-79.

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Samedi 24 mai 2008

d'après Les Vies des Saints de Bretagne Armorique,  par Albert Le Grand, 1636.

X.
Il nourrissoit beaucoup de pauvres enfans orphelins ; instruisoit les uns en sa maison, mettoit les autres en pension chez des Maistres ouvriers pour apprendre mestier, lesquels il salarisoit de son propre argent. Il ne pouvoit endurer de voir les pauvres nuds ; un jour estant allé (selon sa coustume) visiter les pauvres à l'Hospital de Land-Treguer, voyant plusieurs pauvres fort mal vetus, il leur bailla la pluspart de ses habits, de sorte qu'il lui fallut s'envelopper dans un loudier, attendant qu'on luy en eust apporté d'autres. Une autre fois, il fit la mesme chose ; &, comme un jours son cousturier luy fut venu vestir une robbe & capuchon gris, il apperceut en la court un pauvre à demy nud ; il ne le peut endurer ; mais, retenant ses vieux habits, luy donna cét accoustrement neuf. Allant une fois à l'Eglise, disant son Breviaire, un pauvre luy demanda l'aumône, n'ayant que luy donner, tira son capuchon & le luy donna. Il vistoit souvent les malades, nommément les pauvres & necessiteux, les consoloit & assitoit, il leur administroit les Sacremens, les y disposant avec grand soin & charité. Il ensevelissoit de ses propres mains les corps des pauvres qui decedoient tant en l'Hôpital que chez luy & és maisons particulieres, les enveloppant en des suaires blancs siens, les portoit à la sepulture, aidé de quelques autres pieuses personnes.

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Samedi 10 mai 2008

Si les Etats-Unis ont, dans le Dakota du Sud, le célèbre Mont Rushmore avec ses têtes des présidents George Washington, Thomas Jefferson, Theodore Roosevelt, et Abraham Lincoln sculptées sur sa paroi, demain nous pourrions voir, dans la Bourgogne du Sud, la non moins célèbre Roche de Solutré se recouvrir de la sculpture monumentale du visage du président François Mitterrand...

Toutes les personnes qui seraient intéressées par ce projet de mémoire peuvent me contacter directement, ici, et rejoindre le comité promoteur du projet « Solutré Demain ».  Selon les premières études prospectives l’impact socio-économique d’un tel projet pourrait être comparable à ceux du Mont-Saint-Odile, du Mont-Saint-Michel, ou de Fourvière.
 

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Mardi 29 avril 2008

Le couvent de Notre-Dame-de-Charité-du-Refuge de Chevilly, appelé "Couvent Saint-Michel" : travail de repassage par les pénitentes, photographie du début du XXe siècle. Le "Couvent Saint-Michel" fut construit en 1906.

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Mercredi 16 avril 2008
 « Il n’y aura donc plus en moi de Monsieur pour vous, ni en vous de Madame pour moi ; les anciens, cordiaux et charitables noms de père et de fille sont plus chrétiens, plus doux et d’une plus grande force pour témoigner de la dilection sacrée que Notre Seigneur a voulu entre nous, parce que je le sens puissamment, et ne crois pas que ce sentiment puisse venir d’ailleurs, et, de plus, je connais qu’il m’est profitable et qu’il m’encourage à mieux faire ; c’est pourquoi je le conserverai soigneusement. De vous dire que vous en fassiez de même, je ne le ferai pas ; car, s’il plaît à Dieu, il vous l’inspirera, et je ne puis douter qu’il ne le fasse….. ma très chère fille, souvenez-vous de ce que je vous ai dit : Dieu a jeté les yeux sur vous pour se servir de vous en choses de conséquences, et vous tirez à une excellente sorte de vie. »  Œuvres de Saint François de Sales, lettre 410e.

Un lecteur du blog me demandait si je suis un admirateur de Mère Angélique Arnaud... C'est là un commencement de réponse avant d'aller plus loin dans la découverte de la réforme de Port-Royal dont les détracteurs inventèrent de toute pièce le "jansénisme" pour la faire condamner.
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Mardi 15 avril 2008

Il y a une morale chrétienne, il y a une morale humaine, qui impose des devoirs et reconnaît des droits. Ces devoirs et ces droits tiennent à la nature de l'homme ; ils viennent de Dieu. On peut les violer... Il n'est au pouvoir d'aucun mortel de les supprimer. 

Que des enfants, des femmes, des hommes, des pères et mères soient traités comme un vil troupeau, que les membres d'une même famille soient séparés les uns des autres et embarqués pour une destination inconnue, il était réservé à notre temps de voir ce triste spectacle.

Pourquoi le droit d'asile dans nos églises n'existe-t-il plus ?

Pourquoi sommes-nous des vaincus ?

Seigneur, ayez pitié de nous.

Notre-Dame, priez pour la France.

Dans notre diocèse, des scènes d'épouvante ont lieu dans les camps de Noé et de Récébédou. Les juifs sont des hommes, les juives sont des femmes. Tout n'est pas permis contre eux, contre ces pères et mères de famille. Ils font partie du genre humain ; ils sont nos frères comme tant d'autres. Un chrétien ne peut l'oublier.

France, patrie bien-aimée qui porte dans toutes les consciences de tous les enfants, la tradition du respect de la personne humaine, France chevaleresque et généreuse, je n'en doute pas, tu n'es pas responsable de ces horreurs.

Jules-Géraud, cardinal Saliège
23 août 1942

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Mercredi 9 avril 2008

Selon Valentine ZUBLER dans la Tribune de Genève du 8 avril, l'ambassadrice helvétique Carla Del Ponte, ancien procureur du Tribunal International, dénonce dans son autobiographie de 400 pages publiée sous le titre La chasse (La caccia, Io e i criminali di guerra, Feltrinelli Editore) des crimes atroces commis par l’UCK :

« Surtout, Carla Del Ponte y raconte qu'en 1999, l'UÇK (Armée de libération du Kosovo) a déporté 300 Serbes vers l'Albanie, avant de prélever leurs organes et de les vendre à des trafiquants internationaux. Elle ajoute que Hashim Thaci, le désormais chef du gouvernement kosovar, était au courant de cette affaire, qui n'a à ce jour jamais été élucidée... »

Source : la Tribune de Genève

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Samedi 5 avril 2008

"...Les chrétiens présents aux Émirats arabes unis représentent environ 35 % de la population, avec un total de fidèles supérieur à un million, majoritairement catholiques. Ce sont tous des travailleurs immigrés. Beaucoup d’entre eux habitent dans des banlieues mal reliées aux villes. Il leur est donc difficile de fréquenter de manière régulière les lieux de culte officiels. C’est le cas de milliers d’Indiens qui travaillent sur des chantiers de construction de Dubaï et qui sont logés dans la plus grande cité-dortoir d’Asie. Selon des estimations non officielles, elle abriterait une population de quelque 300 000 ouvriers. Il en va de même pour les immigrés employés dans l’industrie pétrolière, disséminés dans des villages-oasis perdus dans le désert.

Il y a aussi le problème des employées de maison philippines qui, faute de temps libre ou d’argent pour payer le transport, restent bloquées sur leur lieu de travail. La prière organisée en petits groupes, homogènes par leur langue et leur origine et rassemblés dans des lieux privés – appartements, dortoirs, dépôts – devient dès lors un aspect fondamental et très répandu de l’expression religieuse des communautés catholiques. Il s’agit d’un moment de rencontre nécessaire mais risqué en raison des règles fixées par les autorités locales. Celles-ci n’accordent la liberté de culte que dans des lieux officiellement reconnus, tels que les édifices paroissiaux présents sur le territoire.

.../...
Le terme même d’« immigré » est trop vague pour définir la réalité de ceux qui travaillent aujourd’hui à changer le visage du Golfe. Le véritable statut de ces travailleurs – même ceux qui vivent désormais depuis de nombreuses années aux Emirats – est celui d’« expat­riés », c’est-à-dire de personnes dont la présence sur le territoire est liée uniquement à la possession d’un contrat de travail en règle. Cependant, ils ne pourront jamais devenir résidents ou encore acheter des maisons ou des terrains dans le pays. Leur destin est lié aux décisions de leurs employeurs, qui gardent souvent leur passeport en otage, par crainte de fuites ou d’actes d’insubordination. Les utilisateurs de cette main-d’œuvre sont liés à l’industrie pétrolière et, plus récemment, au bâtiment et à l’aide à domicile.

Ce sont eux les nouveaux pauvres de Dubaï et de ses alentours. Leur salaire mensuel dépasse difficilement les 150 euros. Ils travaillent en moyenne de 10 à 12 heures par jour, six jours sur sept, à des températures qui peuvent atteindre les 50° centigrades. Ils vivent dans des banlieues-dortoirs grandes comme des villes, mais totalement privées de services. Semblables à d’énormes casernes, ces villages sont peuplés par des hommes seuls, pour qui la famille n’est qu’un lointain souvenir. Ils la rejoignent périodiquement par un mandat postal qui permettra aux plus chanceux d’envoyer leurs enfants à l’école ou de payer les dettes d’une famille trop pauvre. Le meilleur avenir pour les recrues de cette armée de manœuvres, c’est de pouvoir vivre leur vie professionnelle sur les chantiers du Golfe, avec de brèves visites à ceux qui leur sont chers, tous les deux ou trois ans... "

Source : Avvenire, 19 août 2007

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Dimanche 30 mars 2008

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