L'humanisme issu de l'ancien paganisme a proclamé l'homme divinité suprême. Dans son orgueil, l'homme
européen s'est prétendu Dieu, il s'est voulu la mesure de toute chose, il a nié tout ce qui le dépasse ou qu'il ne peut comprendre à la lumière de sa raison. S'il admet encore le Christ, c'est en
tant qu'homme, non en tant que Dieu suprême. C'est là un clou dans l'oeil de l'Église, une kakodoxie qui a pour nom Arianisme. Le Christ est vrai Dieu, consubstantiel au Père. C'est pourquoi
Il est Sauveur, Rédempteur et Seigneur. En niant la consubstantialité, l'Arianisme prive Dieu de divinité. Il prétend expliquer Dieu avec la seule intelligence humaine déchue. Or, "un Dieu
explicable cesserait d'être Dieu", dit saint Athanase, cette langue de feu du saint Esprit. La logique est incapable de comprendre l'incompréhensible, de saisir l'insaisissable. Et aujourd'hui,
la pensée moderne, en réduisant tout à l'homme, y compris le Tout, a ressuscité l'Arianisme dans sa gloire ! Toute la culture occidentale en est imprégnée d'où le combat contre l'Esprit, la
pneumatomachie qu'elle mène vigoureusement avec les armes du relativisme et du positivisme. D'où la banqueroute contemporaine.
Source : Jean BIES, "Athos, voyage sur la sainte Montagne", éd. Dervy-Livres
Autre artcle sur le même sujet : "l'anthropocentrisme occidental" par saint Justin Popovitch.
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