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Lundi 7 avril 2008

Conseils donnés par le Père Cleopa (1912-1998), ancien starets du monastère roumain de Sihastria. Le Père Cleopa, sous le joug communiste, avait dû quiter son monastère et se réfugier dans la montagne où pendant plusieurs années il vécut seul dans la forêt.

Aujourd'hui est selon le calendrier julien le 25 mars, fête de l'Annonciation de la Deipare. Contrairement aux usages latins la fête de l'Annonciation n'est pas repoussée après le Carême de Pâques. Ainsi hier, l'Eglise Orthodoxe célébrait le 4ème Dimanche de Carême et l'avant-fête de l'Annonciation.

Tropaire de l’Annonciation, ton 1

Aujourd’hui, c’est le commencement de notre salut et la manifestation du mystère prééternel. Le Fils de Dieu devient le Fils de la Vierge, et Gabriel annonce la grâce. Crions donc avec lui à la Mère de Dieu : « Réjouis-toi, Pleine de grâce ! Le Seigneur est avec toi ! »
publié dans : Orthodoxie recommander
commentaires (2)    ajouter un commentaire
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Commentaires

La Fête de l'Annonciation faisant partie du cycles des "fêtes fixes" arrive toujours (dans l'Eglise orthodoxe) le 25 Mars. Selon que l'on utilise le calendrier Julien (Patriarcat de Moscou, par exemple) ou le calendrier "Julien révisé" (Patriarcat de Constantinople), ce 25 Mars tombe à des dates différentes (25 Mars ou 7 Avril), et se trouve à diférents moments du Grand Carême, que toutes les églises orthodoxes (à l'exception toutefois de l'Eglise de Finlande) suivent sur le calendrier Julien.
commentaire n° : 1 posté par : Albocicade (site web) le: 08/04/2008 08:07:17

Cela fait toujours une petite gymnastique de l'esprit ce jeu avec deux calendriers !


réponse de : Lev (site web) le: 11/04/2008 08:51:53
Au sujet du terme "Deipare" qui peut-être troublant, voici ce que Jean-Louis PALIERNE, traducteur qui nous a hélas quitté écrivait sur le forum orthodoxe :
"Je ne crois pas avoir jamais parlé du mot “Théopare”, mais je ne qualifierai pas automatiquement les combinaisons hybrides latin-grec d’“aberrations”, elles sont parfois utiles, mais ici cela n’arrange rien, car cet autre néologisme n’atténue pas la petite étrangeté du terme “Déipare”.
… le terme latin “Deipara” se trouve dans les hymnes mariales les plus anciennes de l’Office des heures latin, mais il ne s’agit pas de la Liturgie tridentine, du XVIe siècle, il s’agit des textes les plus anciens de la liturgie latine, et le terme avait probablement été fabriqué peu après le concile oecuménique d’Éphèse, donc mille ans plus tôt.
Il est bien évident que la structure interne de la langue française est analytique, alors que celle du latin est synthétique. C’était là la grande difficulté que devaient jadis surmonter les lycéens au début de l’enseignement secondaire, mais c’est aussi ce qui leur permettait d’acquérir un autre mode d’expression, et donc d’enrichir leur équipement intellectuel et logique. Tout cela est bien loin, et je me sens l’un des derniers dinosaures.
… Si je propose de réutiliser le terme de Déipare à notre époque, ce n’est pas tant par goût de l’atmosphère latine-gallicane, c’est surtout parce que ce sont nos Pères dans la foi qui l’ont créé pour appliquer, en bons orthodoxes qu’ils étaient, des décisions capitales d’un concile oecuménique, et aussi parce que ce terme est pédagogiquement explicable aux Français, le premier étonnement passé.
…Mais le terme Théotokos occupe une place très particulière et tout à fait centrale pour la foi orthodoxe. Il a été forgé par les Pères du concile d’Éphèse pour affirmer que le Verbe et Fils unique de Dieu, le créateur du genre humain, a eu besoin de la collaboration d’une femme pour devenir parmi nous un membre de ce même genre, nous permettant ainsi de participer par la Grâce à l’unique Divinité, non seulement en tant que fils adoptifs mais comme co-héritiers avec l’Unique engendré.
C’est pourquoi le néologisme “Théotokos” du concile d’Éphèse joue un rôle central pour notre foi, tout autant que le néologisme "homoousion" qui avait été créé par le concile de Nicée. C’est pourquoi aussi il est nécessaire de lui créer un équivalent exact dans chaque langue dans laquelle l’Orthodoxie est traduite, comme l’ont fait les Pères latins en créant le terme “Déipara” et comme plus tard devaient le faire les Pères de l’Orthodoxie slave:, Cyrille et Méthode, en créant
Reste au moins un cas où cette adaption réciproque semble impossible. C’est le Trisagion de la Liturgie, pour lequel la musique byzantine place sur les syllabes grecques (déjà bien plus nombreuses qu’en français) des mélismes assez développés, qu’il est tout à fait impossible de chanter sur les trois coups de cymbales du texte français. À moins que quelqu’un soit capable un jour de créer une mélodie nouvelle pour le français (je ne prétends pas en être capable), je crois qu’il faudra chanter le Trisagion en grec (ce qu’il n’y a d’ailleurs pas lieu de regretter)… "
Jean-Louis Palierne
http://www.forum-orthodoxe.com/~forum/viewtopic.php?p=897&sid=62b4e348fcf00d548e22258b7ad1ecf8
commentaire n° : 2 posté par : Jean-Pascal le: 07/04/2008 10:47:56
 
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