Ars aedificandi

 

Commonitorium ?

Le « Commonitorium » ou « Aide-mémoire » fut écrit par saint Vincent de Lérins sous le pseudonyme de Peregrinus, peut-être trois années avant le Concile d’Éphèse (431). Il y établit pour discerner la foi orthodoxe des erreurs, une méthode fondée sur trois critères : « Quod ubique, quod semper, quod ab omnibus » : « Tenir pour vérité de foi ce qui a été cru partout, toujours et par tous ». Naturellement ce blog a donc deux finalités, d’une part s’attacher à faire mieux connaître le Commonitorium de Vincent de Lérins et d’autre part servir de pense-bête…  

 







IN MEMORIAM 

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The Right Reverend Cat
Fil
4th Cat of our home
who departed this life
on the 18th February, 2008
in the 9een year of his age.











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Solidarité

Logia

« ... bien qu'on réclame « le droit au bonheur » surtout au profit de l'instinct sexuel, il me semble peu probable qu'on s'en tienne là. Une fois admis dans un domaine, ce principe funeste s'infiltrera peu à peu dans notre vie tout entière. Ceci conduira à un type de société où non seulement chaque homme, mais chaque instinct dans chaque homme voudra qu'on lui donne carte blanche. A ce moment-là, même si nos connaissances techniques nous permettront de survivre plus longtemps, l'âme de notre civilisation sera morte, et celle-ci ne tardera pas à disparaître  sans même que l'on ose ajouter : malheureusement. »

C. S. Lewis, Dieu au banc des accusés, 1948.

 

 

« La contemplation est fruit de l'intelligence amoureuse : l'amour pousse l'intelligence à contempler Dieu, c'est-à-dire à le regarder tel qu'il est. Bien sûr, elle est imparfaite, mais comme Dieu m'est plus intime que moi-même et qu'il m'aime, je peux découvrir sa présence lumineuse dans l'aveuglement ou l'éblouissement qui empêche de le voir, mais qui m'attire comme ce qu'il y a de plus vital en moi, puisqu'il est la source de mon être, de mon âme. »

M-Dominique Philippe, A l'aube du dernier jour, 1998.

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Jeudi 20 mars 2008

AgonyInGarden.jpgJe vis Jésus priant encore dans la grotte et luttant contre la répugnance de la nature humaine à souffrir. Il était épuisé de fatigue et abattu, et il disait : “  Mon père, si c'est votre volonté, éloignez de moi ce calice. Cependant, que votre volonté se fasse et non pas la mienne. ” Mais alors l'abîme s'ouvrit devant lui, et les premiers degrés des Limbes lui apparurent comme à l'extrémité d'une vole lumineuse. Il vit Adam et Eve, les patriarches. les prophètes, les justes, les parents de sa mère et Jean-Baptiste attendant son arrivée dans le monde inférieur avec un désir si violent, que cette vue fortifia et ranima son coeur plein d'amour. Sa mort devait ouvrir le ciel à ces captifs; elle devait les tirer de la prison où ils languissaient dans l'attente. Lorsque Jésus eut regardé avec une profonde émotion ces saints de l'ancien monde, les anges lui présentèrent toutes les cohortes des bienheureux à venir qui, joignant leurs combats aux mérites de sa passion, devaient s'unir par lui au Père céleste. C'était une vision inexprimablement belle et consolante. Tous rangés, suivant leur date, leur classe et leur dignité, passèrent devant la Seigneur, parés de leurs souffrances et de leurs oeuvres. Il vit le salut et la sanctification sortant à flots intarissables de la source de rédemption ouverte par sa mort. Les Apôtres, les disciples, les vierges et les saintes femmes, tous les martyrs, les confesseurs et les ermites. les papes et les évêques, des troupes nombreuses de religieux, en un mot l'armée entière des bienheureux s'offrit à sa vue. Tous portaient sur la tête des couronnes triompha-les, et les fleurs de leurs couronnes différaient de forme, de couleur, de parfum et de vertu suivant la différence des souffrances, des combats et des victoires qui leur avaient valu la gloire éternelle. Toute leur vie et tous leurs actes, tous leurs mérites et toute leur force, ainsi que toute la gloire de leur triomphe, venaient uniquement de leur union aux mérites de Jésus-Christ.

Extrait des révélations de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich

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Jeudi 20 mars 2008

diable.jpgEuthanasie : le bras de fer
(ndlr : Mme Chantal Sébire est décédée hier après-midi, prions pour elle)
Cette fois, l'orchestration ne fait plus aucun doute. Le cas de Chantal Sébire, cette femme de 52 ans souffrant d'une tumeur maligne de la face et qui demande le suicide médicalement assisté, est l'objet d'un bras de fer emblématique.

C'est la mobilisation générale de part et d'autre d'une ligne de fracture. Elle sépare les tenants de la lé­­­gislation actuelle (la Loi fin de vie dite Leonetti de 2005) des militants d'une dépénalisation de l'euthanasie. L'offensive appartient à ces derniers. Leur arme fatale : un visage et l'énergie désespérée d'une femme qui souffre physiquement et moralement. Pour entretenir l'émotion qui risquait de se dégonfler aussi vite qu'elle avait été projetée dans l'actualité, ils ont calculé leur ca­lendrier avec divers re­bondissements

D'abord, c'est l'annonce des contacts établis avec la patiente par l'ADMD et son président, Jean-Luc Romero, en pleine campagne de ce lobby sur les députés. On a du mal à penser que l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité ignorait tout de la situation de Chantal Sébire quand celle-ci s'est exposée médiatiquement sur France-Télévision et auprès de l'Agence France Presse.

Ensuite, c'est le dévoilement d'un projet d'action en justice qu'on annonce « originale »  ; Maître Antonowitcz, vient de la mettre en oeuvre, niant toute idée de « procédure farfelue » ou « fantaisiste ». C'est en délégation et devant les caméras que la patiente, sa fille, son avocat et Jean-Luc Romero sont sortis du tribunal de Dijon le 12 mars. Un juge les avait écoutés. Un verdict était attendu pour le 17 mars.

Jean-Luc Romero, qui s'est fait un nom dans le théâtre médiatique, croit devoir affirmer  : « Je suis confiant ». Cautionner des élucubrations juridiques qui ne convainquent pas les juristes permet d'entretenir le suspens et de préparer les manifestations de colère et de déception que ne manquera pas de provoquer le refus de la justice d'accéder à la demande des plaignants. Leurs réactions seront d'autant plus médiatisées.

La famille Sébire fait d'ail­leurs peine à voir, non seulement à cause de cette maladie qui mine inexorablement la santé et l'apparence de Chantal Sébire, mais aussi par l'instrumentalisation de sa situation qui l'a fait entrer, selon les propres dires de sa fille aînée « dans une spirale » qui, parfois, la « dépasse ». Car toute l'ambivalence sordide d'une certaine pitié s'exhibe désormais dans la presse. On ne s'étonnera pas que France Dimanche titre « Atteinte d'une tumeur insoignable, elle se voit petit à petit transformée en 'monstre' », suivi d'un poignant  : « Par pitié, M. Sarkozy, laissez-moi mourir  ! ».

Même le quotidien Le Monde a fini par s'y mettre en titrant un entretien annoncé en Une  : « Chantal Sébire, 'littéralement mangée par la douleur', réclame le droit d'anticiper sa mort ».

Face à cette déferlante, le dispositif Leonetti pare les coups avec sang-froid. Même si Bernard Kouchner a jugé la loi "insuffisante", estimant qu'il faudrait la "compléter", plusieurs autres ministres, à commencer par le premier d'entre eux, appuient les arguments de l'auteur de la loi fin de vie. Jean Leonetti avait expliqué qu'on ne devait pas légiférer sous le coup de l'émotion. Évoquant « le droit à la vie » Rachida Dati a souligné que « la médecine a d'abord pour vocation de sauver la vie ». « à titre personnel, je considère que la médecine n'est pas là pour administrer des subs­tances létales » a ajouté le Garde des Sceaux. François Fillon, tout en s'associant à l'émotion générée chez les Français par la situation de Madame Sébire, reprend finalement la posture de Jean-Pierre Raffarin, son prédécesseur, du temps de l'affaire Humbert, en déclarant : « Je pense qu'il faut avoir la mo­destie de reconnaître que la société ne peut pas répondre à toutes ces questions ».

Quant à Christine Boutin, mettant en garde contre la « société barbare » vers laquelle nous irions « si l'on fait sauter le verrou » en donnant le droit à une personne de tuer une autre, elle s'est interrogée sur les soins antidouleur reçus par la patiente. Et, effectivement, c'est sur ce point que convergent les doutes des experts avec, finalement, la suspicion d'une scandaleuse manipulation. Plusieurs médecins que nous avons interrogés se disent dégoûtés par ce qui est affirmé à propos des douleurs de Chantal Sébire. Privés d'accès au dossier médical, ils sentent la médecine prise en otage dans un choix truqué, comme si il n'y avait comme solution que, d'un côté, la mort à petit feu dans d'a­troces souffrances physiques et, de l'autre, l'euthanasie par suicide médicalement assisté.

Or, comme pour l'affaire Humbert, la volonté de « maîtriser la mort », bien compréhensible mais devant laquelle il ne faut surtout pas céder, s'accompagne du refus des solutions so­ciales ou médicales (notamment analgésiques) qui pourraient être proposées. Il semble même que ces propositions sont caricaturées. Dépêché par le président Sarkozy, son conseiller pour la santé, le professeur Arnold Munich a proposé à Chantal Sébire qu'un collège de médecins lui donne un « nouvel avis médical ». Son cas ne serait pas aussi « limite » qu'il est spectaculaire. D'ailleurs c'est le choix de la mort comme dernière liberté pour tous que prône l'ADMD. Quitte à refuser toute proposition d'accompagnement, on somme la médecine de tuer. Déboutée comme prévu lundi, Chantal a prévenu : elle ne fera pas appel, ayant désormais les moyens de se suicider...

par Tugdual Derville
paru dans France Catholique 16 mars 2008

source : L'Evangile de la Vie

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Mercredi 19 mars 2008

marie-delmotte-copie-1.jpg
La galerie en ligne de Marie Delmotte

En souvenir de l'Expo de Chapaize (71), juillet 2006 avec Dominique. Marie Delmotte aime également redonner une nouvelle vie aux morceaux de bois charriés par la Saône en les transformant en totems.

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Mardi 18 mars 2008

kosovo.jpgHier la France enterrait avec les honneurs de la République son dernier Poilu Lazare Ponticelli. La Grande Guerre est entrée définitivement dans l’histoire, une page fut définitivement tournée… Le temps des témoins laisse place à celui de la seule mémoire collective. Tragiquement la coïncidence des événements montre déjà combien cette mémoire est fragile… Alors que la dépouille du dernier Poilu recevait les honneurs militaires, des soldats français tiraient sur le peuple serbe, peuple allié des français lors de cette même Grande Guerre dont Lazare Ponticelli était le dernier soldat.  Autre coïncidence troublante, le dernier Poilu, Lazare, portait le même prénom que le Prince serbe Lazar Hrebeljanović vainqueur le 28 juin 1389 des armées turques lors de la bataille de Kosovo Polje, sur le « champ des Merles », ou le Prince trouva la mort.

Si le Roi de France fit alors sonner toutes les cloches du royaume pour célébrer la victoire serbe, aujourd’hui, la France alliée de l’OTAN et vassale des Etats-Unis d’Amérique défend manu militari l’occupation et l’annexion de la province serbe du Kosovo par les albanais. 
Sans doute que si les forces françaises d’aujourd’hui ont raison, il eut alors  fallu laisser l’Alsace Moselle à l’Allemagne, les Sudètes et la France Occupée à l'Allemagne Nazie, l’Algérie aux mains des colons et de l’OAS, le Liban à la Syrie et oublier les Poilus…
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Mardi 18 mars 2008

undefinedLe Christ attend et souhaite notre prière: " Voici que me tiens à la porte et je frappe (Ap. 3,20) «. Dans l'Evangile, il nous a révélé l'importance et la nécessité de la prière, en insistant pour que nous priions toujours, sans cesse et sans jamais nous lasser (Luc 18,1). Pourquoi ? Parce que c'est justement dans la prière qu'il peut nous atteindre, nous révéler sa volonté et nous donner sa grâce.

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Lundi 17 mars 2008
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Samedi 15 mars 2008

Avec Joan Sutherland, Marilyn Horne, Luciano Pavarotti, et Richard Bonynge.

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Samedi 15 mars 2008


Placée sous la protection de la Dormition de la Mère de Dieu, la famille monastique de Bethléem est une fondation récente au sein de l'Eglise catholique. Les monastères de moines et moniales accueillent dans des ermitages ceux qui souhaitent aller au désert pour un temps déterminé. Une fraternité séculière rassemble ceux qui veulent vivre au sein du monde la spiritualité de cette famille monastique : "L'Evangile est la règle de vie fondamentale de la Communauté des laïcs contemplatifs de Bethléem." 

"Ne faut-il pas que, sans tarder, des communautés contemplatives, vivent et prient dans l'Eglise en communion au grand mystère de la glorification de la Mère du Christ ? La vie de ces communautés sera entièrement référée à la vie de la Vierge Marie recevant  sans fin en son coeur la lumière d'amour infinie des Trois Personnes Divines..."


Les citations sont extraites des documents de la famille monastique. Les adresses des monastères peuvent être trouvées sur cette page en italien.

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Vendredi 14 mars 2008


Le site d'Erika Gagé
Artiste peintre à Barbizon

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Vendredi 14 mars 2008
La suite de la lecture en ligne des Aveux de saint Augustin par François Reality dans une traduction de Frédéric Boyer, Livre IV (20). 
Les Aveux
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